Carte d'identité
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Code postal 03800
Gentilé Gannatois
Habitants 5 684 (2022)
Densité 154 hab./km2
Altitude minimum 312 m
Altitude maximum 547 m
Superficie 36,85 km2
Présentation générale
Géographie
Gannat est située en Limagne bourbonnaise, au sud du département de l’Allier, au carrefour d’axes routiers importants. Par la route, elle est située à 51 km au nord de Clermont-Ferrand, à 57 km au sud de Moulins (préfecture de l’Allier) et à 21 km de Vichy. Gannat est limitrophe au sud et au sud-ouest du département du Puy-de-Dôme. La ville est arrosée par l’Andelot, ruisseau affluent de l’Allier. Son cours est canalisé dans la traversée de la ville et longe au sud le tracé des anciens remparts. Le Sigillon prend sa source sur la commune, traverse le faubourg Saint-Étienne puis les quartiers du nord, avant de se jeter dans l’Andelot. En amont de la ville, l’Andelot reçoit le Gouënant, à proximité de la chapelle Sainte-Procule.
Au 1er janvier 2024, Gannat est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l’Insee en 2022. Elle appartient à l’unité urbaine de Gannat, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée. Par ailleurs la commune fait partie de l’aire d’attraction de Gannat, dont elle est la commune-centre. Gannat s’inscrit également dans la Communauté de Communes Saint-Pourçain Sioule Limagne
Histoire
Les traces les plus anciennes découvertes à Gannat remontent à quelque vingt-trois millions d’années. Ce sont des brachypothères, autrement dit des rhinocéros de la fin de l’Oligocène et du début du Miocène. Gannat, dont les hauteurs à l’ouest bordaient le lac tropical qui couvrait la Limagne, semble avoir été un véritable cimetière pour ces animaux, si bien que l’on découvre des multitudes d’ossements fossilisés. On trouve aussi des poissons, reptiles, tortues ou crocodiles, des oiseaux galliformes, des mammifères, des marsupiaux, des insectivores, rongeurs et carnivores. Le site est particulièrement riche en fossiles de rhinocéros. Gannat est une très importante localité pour la paléontologie. Les études sur les faunes fossiles de l’Oligocène et du Miocène inférieur de la région ont une portée non seulement auvergnate ou bourbonnaise mais surtout française, européenne et internationale.
Les chantiers autoroutiers sur le territoire gannatois ont permis de découvrir plusieurs industries sur galets de quartz qui feraient remonter le peuplement de la région autour de huit cent mille ans. Le gisement du Clos de Montsala a révélé des bifaces et des fragments osseux qui indiquent une présence de chasseurs vers trois cent mille ans. Une structure de petits blocs calcaires contenant de nombreux ossements de chevaux ainsi qu’une industrie lithique originale sont les seuls restes d’une halte de chasse d’un petit groupe de chasseurs venus du Nord il y a dix-sept mille ans. Huit haches néolithiques ont été trouvées sur la commune. Toujours du Néolithique, une inhumation en coffre a été mise au jour au lieu-dit Puy-Chenotel. Elle est faite de dalles brutes posées sur champ et couvertes par des dalles horizontales. La découverte de fosses, silos, puits, céramiques, bracelets de bronze ou de verre bleu, enclos avec entrées, cendres et charbons de bois nous montre que la région était déjà intensément occupée par les populations du Bronze final au deuxième âge du fer.
Après la résistance des Gaulois à Gergovie puis la défaite de Vercingétorix à Alésia en 52 avant J.-C., la population locale a vu arriver les Romains fort intéressés par les richesses de la Limagne. Ils développèrent l’espace cultivé par le drainage du sol, notamment dans les terres marécageuses du Petit-Marais. Les Gaulois se sont romanisés peu à peu et l’on peut voir de nombreuses structures gallo-romaines dans les communes de Saint-Priest-d’Andelot, Bègues ou Mazerier. Des artisans fleurissent çà et là pour satisfaire la demande romaine. Les matériaux de construction sont importés et échangés contre la production locale artisanale ou agricole. Les centres urbains se développent ainsi que les voies de communication, reliant la capitale Clermont à Menat, Biozat, Vichy, Gannat, Bègues et Chantelle.
La villa gallo-romaine des Chazoux, située à 3 km à l’ouest du bourg, a succédé à une ferme gauloise existant depuis la Tène (seconde moitié du IIe siècle avant J.-C. ou début du Ier siècle avant J.-C.). Une fouille dans le faubourg Saint-Étienne vers 1880 a découvert un atelier de poterie, signalé par une trentaine de moules, des vases, un four et deux ateliers de potiers. L’atelier produit des céramiques à pâte blanche ainsi que des vases de même pâte, datés du début du Ier siècle après J.-C.. Les deux seuls autres ateliers de quelque importance connus pour la même époque sont Vichy et Saint-Rémy-en-Rollat.
La première paroisse se développe dans le quartier Saint-Étienne. Au Xe siècle, un premier château à motte est établi sur le site actuel de l’église Sainte-Croix et la population commence à s’agréger autour du château. Au XIIe siècle, le château de Gannat est construit à l’extérieur de l’enceinte de la ville, mais en s’appuyant sur celle-ci. Entrée dans le domaine des sires de Bourbon, la ville reçoit en novembre 1236 une charte de franchises d’Archambaud VIII de Bourbon ; la charte de Gannat sera un modèle pour celles de Montluçon (1242), de Charroux (1245), de Hérisson. Pour administrer la ville les bourgeois élisent quatre prud’hommes, qui peuvent être des prud’femmes ; ils sont assistés d’un conseil de vingt bourgeois. Les limites de la franchise sont plus étroites que celles de la paroisse, mais s’étendent à quelque distance de la ville proprement dite. En septembre 1367, le duc Louis II confirme les franchises et octroie aux habitants le droit d’élire annuellement quatre représentants qui pourront prendre le titre de consuls et faire acte de consulat.
Par un édit de septembre 1587, Henri III crée l’élection de Gannat. Y sont rattachées non seulement des villes et paroisses bourbonnaises, mais aussi des villes faisant partie du bas pays d’Auvergne, enlevées à l’élection de Clermont : Ébreuil, Aigueperse, Maringues, Saint-Pourçain, Cusset. À l’origine, l’élection ne comportait que 95 « villes, bourgs, paroisses et collectes », mais vers 1630, sous l’influence du maréchal d’Effiat, seigneur de Gannat, 80 paroisses de la généralité de Riom furent jointes à l’élection de Gannat. Au XVIIIe siècle, la ville est ouverte par la destruction de ses portes et d’une large partie de ses remparts, dont il reste deux tours (tours Calixte-Moulin et Larat).
Pendant la Révolution française, Joseph Hennequin, issu d’une famille bourgeoise importante, devint maire de Gannat (en 1789), puis fut député à l’assemblée législative en 1791, et sous-préfet de l’Allier et député au Corps législatif de 1807 à 1814. Une statue (un buste) a été érigée en son honneur, qui est située actuellement devant le collège public qui porte son nom.
Patrimoine
Gannat est riche d’un patrimoine historique remarquable. Parmi ses trésors, l’église Sainte-Croix se distingue par son architecture et son histoire. l ne reste pas de document sur la construction de l’église romane Sainte-Croix de Gannat. L’église était peut-être liée à la motte du duc de Bourbon qui a été remplacée au XIIIe siècle par le château autour duquel s’est développée la ville. Il reste des éléments importants de l’église romane dans le chevet et le chœur de l’église actuelle. Le style la rattache à la fin du XIIe siècle. L’église romane était dédiée à saint Saturnin. C’est au XIIIe siècle que la dédicace de l’église change pour devenir l’église Sainte-Croix. Le quartier autour de l’église s’est développé pour devenir le plus important de la ville ce qui a dû nécessiter d’entreprendre la reconstruction de l’église gothique.
Le style des parties basses – grandes arcades et bas-côtés – permet de faire remonter le début de la reconstruction de la nef de cette époque. La claire-voie de la nef et les consoles sur lesquelles reposent les colonnettes engagées recevant la retombée des ogives ne sont pas antérieures au XIVe siècle. Les voûtes de la nef ont dû être remaniées ultérieurement. Des chapelles sont ajoutées du XIVe au XVIe siècle aux bas-côtés et au déambulatoire. En 1641, la sacristie est construite contre le croisillon nord. Le 7 mars 1652, la tour qui se trouvait à la croisée du transept s’effondre en détruisant une partie du chevet, du déambulatoire. La reconstruction commence immédiatement. Le clocher est remplacé par une tour en façade terminée en 1659 pour un certain Potier de Riom. Tous les travaux de reconstruction sont terminés en 1665. En 1880 est construite la tribune d’orgue équipée d’un orgue dû au facteur Paul Férat. L’édifice est classé au titre des monuments historiques en 1910.
L’église romane Saint-Étienne est classé au titre des monuments historiques en 1944. L’ancienne église Saint-James du XIIe siècle, dans le faubourg du même nom, est aujourd’hui dans une propriété privée. Elle était desservie par les Augustins et a été transformée en grange à la Révolution. Inscrite aux monuments historiques en 2011 pour ses peintures murales, elle ne se visite pas.
Les vestiges des fortifications de l’ancien château fort des Sires de Bourbon, ainsi que les anciennes tours, témoignent du passé médiéval de la ville. Le château de Gannat (XIVe – XVe siècle) est situé au nord du centre-ville, place des Anciens d’AFN et place Rantian. Le château n’est pas le premier château établi sur le site de la ville. Il a été précédé par une motte castrale construite à proximité immédiate de l’emplacement actuel de l’église Sainte-Croix. Les fondations de deux tours, l’une ronde l’autre carrée, ont été retrouvées au XIXe siècle. Vers 1200 ou un peu plus tard, le château actuel est construit plus au nord, à la limite de la ville. Lorsque les bourgeois de Gannat obtiennent en 1236 une charte de franchises et que la ville est ceinturée d’une enceinte, le château s’appuie sur celle-ci, mais à l’extérieur des murs, près de la porte nord de la ville.
L’enceinte quadrangulaire est flanquée de quatre tours rondes aux angles. le château fort construit par les sires de Bourbon est devenu une prison au XIXe siècle. Sous le régime de Vichy, des prisonniers politiques y furent enfermés. L’édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1926. Il abrite aujourd’hui le musée Yves-Machelon.
Le Musée municipal Yves Machelon, du nom d’un ancien maire de Gannat, est un musée d’histoire locale présentant une riche collection allant de la préhistoire à la seconde guerre mondiale. La pièce la plus remarquable est l’évangéliaire de Gannat, manuscrit enluminé datant du dernier quart du IXe siècle venant du trésor de Sainte-Croix. On peut y voir aussi un squelette de rhinocéros préhistorique de 23 millions d’années découvert en 1993 sur la colline du Mont Libre par François Escullié ; une stèle gallo-romaine représentant Sucellus, le dieu au maillet, et un bas-relief de la déesse Épona, trouvés sur le site de l’église Saint-Étienne ; la sellerie ainsi que les hippomobiles du château de Veauce ; ou encore quatre salles consacrées à la résistance et au maquis organisé autour de Gannat.
La Maison Machelon (XIIIe et XIVe siècles) est une maison à colombages, en encorbellement. C’est la plus ancienne maison de Gannat. Les Tours Calixte-Moulin (près du Champ de Foire) et Larat (plus à l’est, le long du cours de l’Andelot) sont les vestiges des douze tours de l’enceinte médiévale. Le château de la Fauconnière est une ancienne maison forte avec deux tours, entourée à l’origine de murailles. La façade ouest est modifiée par une tour hexagonale et de larges fenêtres à meneaux au XVIe siècle. L’École nationale des Cadres de la Jeunesse, création du régime de Vichy, fut installée le 12 août 1940 au château de la Fauconnière, avant d’être transférée dès le 1er septembre au château de Bayard à Uriage, près de Grenoble.
Paléopolis, « la colline aux dinosaures », est un parc paléontologique dont l’ouverture a eu lieu au printemps 2012 sur le site de la ferme de Chazoux, dominant Gannat sur la route de Bègues et à proximité de l’autoroute. Paléopolis a pris la suite de Rhinopolis, espace muséographique consacré à la préhistoire, qui était géré par l’association du même nom. L’existence de cet équipement à Gannat s’explique par la présence, au-dessus de la ville, du gisement fossilifère du Mont Libre, mais plus généralement par la richesse du département de l’Allier en sites paléontologiques (Buxières-les-Mines, Commentry, Saint-Gérand-le-Puy, Châtelperron).
La ville est également reconnue internationalement grâce à son festival de musiques et de danses « Les Cultures du Monde », organisé en partenariat avec l’UNESCO. Ce festival annuel attire des artistes et des spectateurs du monde entier, renforçant la réputation culturelle de Gannat.
Numéros utiles
Mairie
04 70 90 00 50
Médiathèque Municipale
04 70 90 38 41
Musée Yves Machelon
04 70 90 23 78
Cinéma Municipal Le Chardon
04 70 90 34 33
École de Musique
04 70 90 38 66
Piscine Municipale
04 70 90 04 49
Communauté de Communes Saint-Pourçain Sioule Limagne (Saint-Pourçain-sur-Sioule)
04 70 47 67 20
Préfecture de l’Allier (Moulins)
04 70 48 30 00
Conseil Général de l’Allier – Hôtel du Département (Moulins)
04 70 34 40 03
Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon)
04 26 73 40 00
Maison du Tourisme de Gannat
04 70 90 17 78
Comité Départemental du Tourisme de l’Allier (Yzeure)
04 70 46 81 50
Comité Régional de Développement Touristique d’Auvergne (Aubière)
0 810 827 828
