Carte d'identité
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier (préfecture)
Code postal 03000
Gentilé Moulinois
Habitants 19 344 (2022)
Densité 2 247 hab./km2
Altitude minimum 202 m
Altitude maximum 240 m
Superficie 8,61 km2
Présentation générale
Géographie
Moulins, parfois dénommée Moulins-sur-Allier (notamment à la gare SNCF et dans les services de La Poste), est sitiée dans le centre de la France, dans le nord du département de l’Allier dont elle est la préfecture du département de l’Allier. Ville d’art et d’histoire, elle est la capitale historique de la province du Bourbonnais, et sous l’Ancien Régime, de la vaste généralité de Moulins. Moulins se trouve approximativement à la limite entre Bocage bourbonnais à l’ouest et Sologne bourbonnaise à l’est.
Son agglomération s’étend essentiellement le long de la rive droite de l’Allier, au point de rencontre du Bassin parisien et des contreforts septentrionaux du Massif central, mais le relief n’y est encore que très légèrement vallonné. Affluent de la Loire, l’Allier est l’une des dernières rivières sauvages d’Europe. Le canoë-kayak peut être pratiqué, mais la baignade y est interdite en raison de la dangerosité de la rivière. La pêche y est autorisée sous conditions dans la rivière et quelques étangs environnants ou de nombreux plans d’eau tels que celui de Messarges, après Souvigny ou de Chapeau, communes proches de Moulins.
Au 1er janvier 2024, Moulins est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l’Insee en 2022. Elle appartient à l’unité urbaine de Moulins, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre. Par ailleurs la commune fait partie de l’aire d’attraction de Moulins, dont elle est la commune-centre.
Histoire
Durant l’âge du fer, le site de la ville de Moulins est situé au point de rencontre des territoires des peuples gaulois des Éduens (dont Moulins fait partie), des Bituriges (à l’ouest de l’Allier) et des Arvernes (au sud). Peu avant la guerre des Gaules, les Boïens, peuple celtique venus d’Europe centrale, sont installés dans ce secteur par les Eduens en tant que peuple client. Une fois le territoire des Éduens christianisé à la fin de l’époque romaine, il devient le diocèse d’Autun. Moulins restera dans ce diocèse bourguignon jusqu’en 1823, date de création du diocèse bourbonnais de Moulins.
L’important développement de la ville jusqu’au XVe siècle s’explique principalement par trois dates. En 1232, Archambaud VIII, Sire de Bourbon, accorde à Moulins une charte de franchise (le beffroi, le Jacquemart) qui favorise son développement économique et augmente sa population. En 1276, Beatrix, dame de Bourbon, épouse Robert de Clermont (fils de Saint- Louis). En 1327, leur fils Louis devient le premier Duc de Bourbon, le roi, Charles le Bel ayant érigé le Bourbonnais en duché. Cette situation profite à Moulins et elle devient capitale du Bourbonnais en accueillant l’administration ducale à la fin du XIVème siècle. Le duc Louis II, reconstruit et agrandit le château, il fait édifier le donjon appelé de nos jours la Mal Coiffée, créé une chambre des comptes et érige la chapelle ducale en Collégiale.
Le caractère imposant du château illustre l’emprise des Ducs de Bourbon, qui reste absolue jusqu’au début du XVIème siècle. Le XVème siècle est celui de l’apogée, Pierre de Beaujeu devient duc de Bourbon, succédant à ses deux frères aînés, Jean II et Charles II. Pierre de Bourbon a épousé Anne de France (fille du roi Louis XI).
En 1495, durant la première campagne d’Italie, menée par le Roi Charles VIII, (frère cadet de la duchesse Anne) le royaume de France est gouverné depuis Moulins par Pierre et Anne. Cet âge d’or se caractérise par l’affluence d’artistes de valeur. C’est à cette époque que le maître de Moulins peint son célèbre Triptyque : la Vierge en gloire entourée d’anges et sur les panneaux latéraux, les donateurs présentés par leur Saint Patron, le duc Pierre II et la duchesse Anne, accompagnée de sa fille, Suzanne. Le Triptyque du maître de Moulins est considéré comme un chef d’œuvre de l’art primitif français.
C’est aussi à cette époque qu’est construit le pavillon commandé par Anne de Beaujeu , l’un des tous premiers édifices Renaissance construits en France. Pourtant, malgré ces commandes fastueuses, le duché est fragile et faute de descendant mâle, après la mort du Connétable de Bourbon, Charles III (gendre de Pierre II), le duché de Bourbonnais est rattaché à la couronne de France en 1531.
Attribué aux Reines–Mères pour constituer leur douaire, le Bourbonnais reçoit à plusieurs reprises Catherine de Médicis qui apprécie ses séjours au château de Moulins. En 1566, elle y reçoit le Roi Charles IX et la Cour séjourne à Moulins pendant plusieurs mois. Le Roi signe alors « l‘Ordonnance de Moulins », réforme de la justice due au chancelier Michel de L’Hospital. Ce rattachement au Royaume n’interrompt pas le développement de la ville. L’extension des faubourgs se poursuit hors de l’enceinte, le long des principaux axes de communication, nécessitant la construction d’une seconde enceinte qui restera cependant inachevée.
A partir des années 1680, l’enceinte médiévale est remplacée par les promenades plantées, les cours. La présence active des Intendants entraîne de nombreux embellissements urbains, dont l’aménagement de boulevards à l’extérieur de la seconde enceinte.
Les années 1750 apportent enfin un dénouement durable à un double problème posé par l’Allier ; les violentes crues de la rivière provoquent non seulement de très fréquentes inondations dans la ville, mais elles emportent systématiquement les ponts que l’on doit inlassablement remplacer. La solution est finalement trouvée par l’ingénieur Louis de Régemortes : il élargit et endigue le lit de la rivière afin de limiter la force des crues. La construction dure environ dix ans. Grâce à la construction du pont, le quartier de la rive gauche de l’Allier, désormais à l’abri des crues est disponible pour l’élaboration d’un nouvel urbanisme conçu, dans l’esprit néo-classique, suivant un plan en damier. Le premier bâtiment entrepris sera le Quartier de cavalerie Villars, qui abrite actuellement le Centre National du Costume de Scène.
Patrimoine
Moulins présente un intéressant centre-ville, dominé par les hauts clochers de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Annonciation et du Sacré-Cœur, ainsi que le beffroi au dôme de cuivre du Jacquemart, la haute tour de l’horloge de l’ancien pensionnat de Saint-Gilles, le grand dôme d’ardoises et zinc des « Nouvelles Galeries » ou encore le clocher en gothique flamboyant de l’église Saint-Pierre. Mêlant les styles de différentes époques, avec néanmoins une dominante médiévale et Renaissance, Moulins est classée ville d’art et d’histoire depuis le 31 janvier 1997, seule ville de la région Auvergne à être labellisée.
La Tour horloge dite « Jacquemart », avec toute sa famille d’automates, les Jacquemart, est célèbre pour carillonner en égrenant tous les quarts d’heure par les tintements distincts successifs de deux petites cloches, frappées alternativement par des automates représentant les deux « enfants », puis toutes les heures par les tintements graves successifs de la grosse cloche « bourdon », frappée alternativement par les 2 automates représentant les « parents ». Cette tour est un vestige de l’ancienne enceinte (XVe siècle). La cloche principale, sonnant les heures, est de dimensions remarquables : 1,90 m de diamètre pour 2 mètres de hauteur, d’où sa sonorité très grave et puissante si particulière. Elle datait à l’origine de 1656 et fut parrainée par la reine Anne d’Autriche, mais fut remplacée par une copie fidèle comme les deux autres cloches après l’incendie du haut du beffroi en 1946. La tour est classée Monument historique depuis 1929.
L’hôtel de ville, datant du début XIXe, avec ses colonnades et arcades, fait face au beffroi Jacquemart. On trouve aussi sur cette place un imposant immeuble de style Louis XIII, qui abrite depuis le début du XXe siècle la Caisse d’Épargne.
La Tour de la Mal-Coiffée est le vestige de l’ancien château médiéval des ducs de Bourbon. Son surnom de Mal-Coiffée lui vient de Louis II de Bourbon, qui, contemplant la Tour Carrée du château des ducs de Bourbon, se serait exclamé « c’est une belle tour, mais elle est mal coiffée ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fit office de prison allemande (9 juin 1940-25 août 1944). Des milliers de Juifs et de résistants y furent détenus. La Tour demeure une prison jusqu’en 1984. Entièrement rénovée en 2007, elle est désormais ouverte au public.
La place de l’Allier, ancienne grande place marchande au XIXe siècle, rendue piétonne en 2013, abrite plusieurs bâtiments remarquables. La façade et dôme des Nouvelles Galeries, de style Beaux-Arts avec mosaïques de faïences datant de 1914, donnant sur la rue d’Allier, précède la place. La fontaine de Saincy, avec sa haute colonne en grès de Coulandon, marque l’entrée est de la place. Une halle de type Baltard inaugurée en 1880, qui servait également autrefois de marché aux volailles, accueille le marché de la ville. Lors des travaux de la place en 2013, Monoprix, auparavant situé dans le bâtiment historique des « Nouvelles Galeries », s’est installé dans cette halle. Le Grand café, datant de 1899, de style « beaux Arts 1900 », est considéré comme l’une des dix plus belles brasseries de France d’époque 1900. Sa devanture de boiseries, ses murs habillés de miroirs dont les reliefs combinés déploient l’espace à l’infini, son baromètre et sa pendule sont formidablement conservés. L’intérieur est inscrit aux monuments Historiques depuis 1978. Au fond de la salle, le balcon orné accueillait l’orchestre. Plus tardive, la verrière a été installée dans les années 1930. Le lieu est aussi connu pour avoir été fréquenté dans leur jeunesse par Coco Chanel et Georges Simenon. Enfin, la place est délimitée à l’ouest par l’église du Sacré-Cœur.
L’ancienne cour des comptes des ducs de Bourbon, située au 9 rue de l’Ancien-Palais, bâtiment construit au (XVe siècle), conserve une grande pièce rectangulaire constituée de deux travées voûtées d’ogives. Il est inscrit « Monument historique » en 1986, mais reste propriété privée.
On observe de nombreuses maisons à colombages des XVe et XVIe siècles au sein du quartier médiéval de la cathédrale et des hôtels particuliers des XVIIe et XIXe siècles le long des cours et quartiers adjacents. La Maison Mantin était la demeure d’un bourgeois moulinois du XIXe siècle, conservée telle qu’elle se présentait le jour de sa mort, en 1905. Léguée par testament à la Ville de Moulins, qui se devait de l’ouvrir au public cent ans après le décès de son propriétaire, elle est ouverte au public depuis 2010 après de remarquables travaux de restauration.
Dotée du statut de Bibliothèque municipale classée, la médiathèque communautaire comprend des collections de manuscrits, des incunables, des livres et périodiques anciens et permet la consultation sur place et le prêt de livres, revues et CD musicaux.
Numéros utiles
Mairie
04 70 48 50 00
Médiathèque Samuel Paty
04 43 51 00 00
Bibliothèque Florilège
04 70 44 35 90
Théâtre Municipal
04 70 48 01 05
Palais des Sports
04 70 48 51 91
Centre Aqualudique l’Ovive
04 70 34 04 05
Archives municipales
04 70 20 25 96
Communauté d’Agglomération Moulins Communauté
04 70 48 54 54
Préfecture de l’Allier
04 70 48 30 00
Conseil Général de l’Allier – Hôtel du Département
04 70 34 40 03
Conseil Régional d’Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon)
04 26 73 40 00
Office de Tourisme de Moulins et sa Région
04 70 44 14 14
Comité Départemental du Tourisme de l’Allier (Yzeure)
04 70 46 81 50
Comité Régional de Développement Touristique d’Auvergne (Aubière)
0 810 827 828
