Carte d'identité

Région Hauts-de-France
Département Aisne
Code postal 02220

Gentilé Brainois
Habitants 2 243 (2022)
Densité 193 hab./km2

Altitude minimum 48 m
Altitude maximum 169 m
Superficie 11,61 km2

Présentation générale

Géographie

Chef-lieu de canton du Sud de l’Aisne, Braine est située à une quinzaine de kilomètres à l’est de Soissons, entre Laon et Château-Thierry, sur la voie royale qu’empruntaient les Rois de France pour y être sacrés, et où passa Jeanne d’Arc. Dans un vallon verdoyant creusé dans le plateau qui domine la Vallée de l’Aisne, Braine dresse son église abbatiale du XIIème siècle au bord de la Vesle (affluent de la rive gauche de l’Aisne), face à la plaine.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Outre la Vesle, Braine est drainée par le cours d’eau 01 de la Grande Baleine, le cours d’eau 01 de la Pépinière, le cours d’eau 02 du Parc, le fossé de Tournecul et divers bras de la Vesle. Deux plans d’eau complètent le réseau hydrographique : le plan d’eau de la Ferme de la Grange (7,2 ha) et le plan d’eau de la Grange des Moines (0,1 ha).

Au 1er janvier 2024, Braine est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l’Insee en 2022. Elle appartient à l’unité urbaine de Braine, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée. La commune est en outre hors attraction des villes.

Histoire

Braine est une ancienne terre d’histoire, au croisement de l’antique voie gauloise puis romaine qui reliait Milan au Nord de la Gaule Belgique, et de la voie dynastique reliant le pays des Parisii à celui des Rèmes, vieux chemin de Paris et route des Sacres. D’abord appelée Brennacum, Braine perdit cette notoriété pour en gagner une autre : Brennos, nom celtique du corbeau qui devint Braine par la suite, qui désigna un gaulois à la chevelure particulièrement noire qui transmit son nom à la localité. En hommage, un corbeau sur champ d’or figure encore aujourd’hui dans les armoiries de la ville.

Braine existait avant 561 et reçut très tôt la maison de plaisance des premiers rois mérovingiens et carolingiens. C’était la cour (Königspfalz, palatinat royal) préférée de Clotaire Ier. La découverte d’un cimetière à Breny, utilisé entre le Bas-Empire et le VIIIe siècle, pourrait montrer que Braine n’est pas le lieu de la villa Brennacum. Dagobert, fils du roi Chilpéric Ier et de Frédégonde, mort à Braine en 580 de dysenterie, fut enterré dans l’église Saint-Denis de Paris. Flodoard rapporte qu’en 931, des fidèles d’Herbert de Vermandois partit de Reims, prirent d’assaut le château de Braine (castrum) et le détruisirent car il était occupé par des hommes d’Hugues le Grand, qui l’avait pris auparavant à l’évêque de Rouen.

Un château est mentionné dès le Xe siècle et s’élève sur un site très ancien. Au XIe siècle, un comté de Braine est constitué et relève du comté de Champagne. Maintes fois perdu et repris au cours des luttes féodales, il passa au milieu du XIIe siècle dans l’héritage de la famille de Dreux, issue d’une branche cadette de la famille royale, et dont l’un des plus fameux fleurons fut Pierre Mauclerc, Chevalier de Braine et Duc de Bretagne.

Au début du XIIIe siècle, Robert II de Dreux, comte de Braine, reconstruit un château, le château de la Folie d’Aigremont aujourd’hui sur la commune de Cerseuil, qui sera démantelé en 1427 par Charles VII. De plan quadrangulaire flanqué de tours rondes, il dominait la vallée de la Vesle et le bourg. Le château dans sa longueur suivait l’à-pic. Son accès face au plateau, couvert d’une profonde forêt, était protégé par un profond fossé artificiel, qui le protégeait des trois côtés. La Première Guerre Mondiale n’en laissera que des ruines.

Cette branche cadette des Capétiens construisit également le château du bas aujourd’hui disparu dont seuls subsistent les pilastres d’entrée et les celliers. Elle fonda l’abbaye des Prémontrés, éleva l’église Notre-Dame aux premiers temps du gothique, sanctuaire qui devint la nécropole des Bourbon-Dreux. Du Moyen-Âge demeure également une maison à colombages et encorbellement.

Au ravage de la Guerre de Cent ans s’ajouteront les ravages des guerres de Religion et Braine soutint la cause du Béarnais, futur Henri IV, qu’elle accueillera d’ailleurs en roi en 1606. En 1647, Henri-Robert de La Marck fonde un prieuré bénédictin dédié à Notre-Dame, qu’il dote des biens de l’ancien Hôtel-Dieu de la ville et de la maladrerie Sainte-Anne. L’église priorale est consacrée en 1663. Au cours de la même période, la ville de Braine comprend une église paroissiale distincte du prieuré Notre-Dame, et dédiée à saint Nicolas. Située dans le faubourg Saint-Rémy, et faisant peut-être suite à un ancien prieuré Saint-Rémy, celle-ci fait l’objet en 1787 de litiges quant à sa restauration devenue urgente. L’église paroissiale, de même que le prieuré Notre-Dame, ne survivront pas à la Révolution française et à ses conséquences à plus long terme, et en 1837 ne restera que l’abbatiale Saint-Yved, devenue alors église paroissiale.

Le 16 avril 1862, la Compagnie des chemins de fer des Ardennes met en service la section de Soissons à Reims de la ligne de Soissons à Givet et construit une gare à Braine. La SNCF met fin au trafic des voyageurs entre Soissons et Bazoches l’année même de sa création et la portion de ligne passant par Braine ne connaît plus qu’une desserte marchandises sporadique. La gare, qui tombait en ruine, a été rénovée dans les années 2010.

Braine participera encore à l’histoire en 1918 et 1940. Tour à tour arrière front et front, le pays brainois connaît les destructions et ne deviendra libre que le 28 août 1944. Des événements dramatiques de la première guerre mondiale, Braine renouera des liens étroits avec le Danemark, fondant aux côtés du cimetière militaire français, le cimetière militaire danois pour les soldats du Schleswig.

Patrimoine

L’ancienne église abbatiale Saint-Yved (XIIe – XVe siècles), donnée en 1130 à l’ordre des prémontrés, fut la nécropole princière des comtes capétiens de Dreux et fut du IXe siècle à la Révolution française dépositaire des reliques de saint Yved et saint Victrice. Cette église abbatiale fut construite à la demande d’Agnès de Baudement, épouse de Robert Ier de Dreux, d’après les plans d’André de Baudement. Elle se distingue par le tympan du portail central, qui a pu être sauvé. Celui-ci a été reconstitué au revers de la façade actuelle. Privée aujourd’hui de ses quatre dernières travées, la nef à triple élévation s’unit au transept par une remarquable tour-lanterne s’élevant à 33 m. Le plan de l’abside présente une disposition excellente et rare. Les sculptures du portail sont en partie déposées au musée de Soissons.

La translation des reliques en la cathédrale de Rouen aura lieu au XIXe siècle. L’église Saint-Yved-et-Notre-Dame contenait, avant la Révolution, de magnifiques tombes recouvertes par des dalles en cuivre émaillé, dont les dessins se trouvent aujourd’hui dans la collection Gaignères de la bibliothèque Bodléienne d’Oxford. L’abbaye ayant souffert énormément de la Révolution, fut peu à peu démolie. Les verrières de la cathédrale de Soissons sont réparées en 1816 ou 1817, en intégrant des panneaux de verre peint provenant de l’église abbatiale Saint-Yved de Braine, en cours de démolition à cette époque. Au XIXe siècle, l’abbatiale devint église paroissiale de Braine, après avoir subi une importante campagne de travaux, de 1828 à 1837.

Après les dommages de la guerre de 1914-1918, Jacques Gruber a réalisé entre 1924 et 1929 une superbe série de 21 vitraux. Dans trois chapelles et sur la rose nord, il reprend les codes esthétiques des verrières de la fin du XIXe siècle. En revanche, il a montré une grande liberté formelle et chromatique dans le chœur, la chapelle des fonts baptismaux et la rose sud. En témoignent notamment la verrière du baptême du Christ, la rose du transept sud (les vertus de la Vierge Marie) et la baie de la fontaine de vie du déluge.

Le château de la Folie d’Aigremont, encore appelé « château du Haut » et, au XVIIIe siècle, château de Braisne, est une ancienne forteresse défensive du XIIIe siècle, propriété de la commune mais situé administrativement sur la commune voisine de Cerseuil. Démantelé au XVe siècle, ses ruines imposantes ont souffert des combats de la Première Guerre mondiale. Le château mentionné au Xe siècle s’élève sur un site très ancien. Il fut reconstruit au XIIIe siècle par Robert II de Dreux, comte de Braine, et démantelé en 1427 par Charles VII. Le château de plan quadrangulaire flanqué de tours rondes est ceint sur les trois côtés, qui ne bénéficiaient pas de la protection naturelle, d’un profond fossé artificiel face au plateau. Les vestiges du château sont situés dans la forêt dominant la vallée de la Vesle et le bourg de Braine dans sa plus grande longueur suivant l’à-pic, à 1 km au sud-ouest de Braine.

Du château du Bas du XVIIe siècle, résidence des seigneurs de Braine, il ne subsiste plus que les caves. Le monument est inscrit au titre des monuments historiques en 1927.

La gare, construite en 1862, sert d’habitation privée. Ce bâtiment, identique entre-autres à celui de Nouzonville, témoigne du style néoclassique des premières gares des Chemins de fer des Ardennes.

L’édifice est classé au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

Numéros utiles

Mairie
03 23 74 10 40

Bibliothèque-Médiathèque Municipale
03 64 18 89 49

EMAVA, Ecole de Musique Associative du Val de l’Aisne
03 23 53 49 21

Communauté de Communes du Val de l’Aisne (Presles-et-Boves)
03 23 54 05 81

Préfecture de l’Aisne (Laon)
0 821 80 30 02

Conseil Général de l’Aisne (Laon)
03 23 24 60 60

Conseil Régional des Hauts-de-France (Lille)
03 28 82 82 82

Office de Tourisme de Soissons
03 23 53 17 37

Evasion Aisne – Comité Départemental du Tourisme de L’Aisne (Laon)
03 23 27 76 76

Comité Régional de Tourisme des Hauts-de-France (Lille)
03 20 14 57 57